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Jean Lorrain ― VOYAGES ―

― 14 cm x 22 cm ― sur papier Bouffant ivoiré (16€)

Couverture d’après une peinture de Florent Prudent (performance « Peintures Choisies » ― Cedric Touzé . accordéon diatonique).

 

Jean Lorrain, né en 1855 à Fécamp, écrivain et poète, reconnu à son époque pour ses chroniques “au vitriol”, il se dit esthète, dandy. Homme de scandale, il afficha délibérément son homosexualité et son goût pour l’éther.

 

Préface de Sébastien Paré

 

Sébastien Paré enseigne le Français en Principauté Monégasque, ainsi qu'à l'Université de Nice-Sophia Antipolis. Docteur ès Lettres, il consacre principalement ses recherches à la littérature fin de siècle, et à l'esthétique décadente.

 

Extrait de Voyages.

 

« Et je songeais à Maupassant, un vrai Normand, celui-là, à Maupassant pris par l’Algérie, puis par la Côte d’Azur que ne quittait plus son yacht, à Maupassant hivernant dix années de sa vie de Cannes à Monte-Carlo, de Menton à Antibes, Antibes où il mourut pour ainsi dire, puisqu’il n’abandonna la petite jolie ville que lorsque sa raison l’eût abandonné ! Et puis c’était des confidences d’autres hommes du Nord que je me remémorais, des gens des pays de brume ensorcelés par le Midi, et pour ne citer qu’eux, Alexandre Hepp, un Lorrain, un Alsacien même, et René Maizeroy, un Messin, tous les deux charmés par la Gueuse, et je songeais aussi un peu à mon cas...

Parti pour l’Italie le 15 mai, et demeuré deux mois à faire la navette entre Marseille et Toulon, avec halte à Aubagne, Carqueiranne et La Garde, prisonnier du fort Saint-Louis à Toulon, comme du fort Saint-Jean à Marseille, promeneur inconscient des allées Lafayette comme des allées de Meilhan, où j’errais, ce soir-là, tout rêveur, en pensant au petit Septentrion... »